«Tout acte d’abus commis sur un mineur est un crime. Il n’y a pas de spéculation là-dessus. Il n’existe pas de négociation possible à ce sujet », a clamé Mgr Philippe Alain Mbarga, Évêque d’Ébolowa. C’était au cours d’une session de formation permanente des prêtres, tenue le 17 février 2025 au Grand Séminaire Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Nkolbisson.
La conférence, qui a réuni quatre panélistes majeurs, a permis d’examiner tour à tour les différentes formes d’abus au sein de la communauté chrétienne. Même s’ils ne sont pas toujours sexuels, les abus constituent une véritable entrave à la synodalité et représentent un frein pour l’annonce de l’Évangile. « N’imitons ni le cheval ni le chacal assoiffés de sang, ni l’autruche qui se cache la tête pour ne pas voir les zones d’ombre de notre vie, mais imitons le Christ », a soutenu Mgr Philippe Alain Mbarga.
L’abbé Aurélien Lehoun Mbéa, la Sœur Angèle Makiang et le Professeur Norbert Ndong, autres intervenants de cette formation, ont rappelé l’importance de sensibiliser les communautés chrétiennes aux abus, qu’ils soient sexuels, autoritaires ou d’une autre nature. « Il faut que tous les chrétiens portent la responsabilité des communautés », a renchéri Mgr Philippe.
Cette session, inscrite dans le cadre de la formation continue des prêtres, a permis de proposer des solutions pour endiguer le phénomène des abus au sein de l’Église. Parmi les pistes évoquées : l’implémentation de cellules d’écoute, le partage des responsabilités et des décisions, la culture de la confiance et de la fraternité à travers des actes concrets de solidarité, ainsi que la transparence dans la gestion et la prise de décision.
La séance de questions-réponses, venue clore ces échanges, a permis d’éclaircir certaines zones d’ombre pour les participants. Plus qu’une simple auto-évaluation, cette initiative est la preuve concrète que l’Église se soucie des plus faibles et, plus encore, de l’avenir de l’humanité.