Au siège de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun à Mvolyé, la quatrième journée du 9ᵉ Conseil national des communicateurs catholiques s’est inscrite, le 26 février 2026, dans une dynamique résolument prospective. Au lendemain de l’annonce de la visite du Pape Léon XIV, les travaux ont porté sur les moyens de structurer la communication ecclésiale face aux mutations technologiques et organisationnelles.
Intervenant sur l’état de la communication catholique dans le monde numérique, le directeur national de l’Union Pontificale Missionnaire, l’abbé Cletus Ashu Amah, a invité les communicateurs à considérer l’intelligence artificielle comme une opportunité missionnaire. Selon lui, il s’agit de « ne plus subir le numérique, mais y injecter la sève de l’Évangile ». Il a également souligné l’importance d’impliquer les jeunes, véritables natifs numériques, afin qu’ils deviennent des relais crédibles de la foi auprès de leurs contemporains.
Dans la même dynamique, l’abbé Philippe Tchimtchoua a présenté les grandes orientations d’une politique nationale de gestion des médias lors des événements ecclésiaux. Il a rappelé qu’« une communication fragmentée affaiblit le message. Mais une communication unifiée renforce la crédibilité de l’Église ». Ce document stratégique sera soumis à la prochaine Assemblée générale des évêques du Cameroun, marquant une étape importante vers une communication plus cohérente et professionnelle.
L’après-midi a été consacré à des ateliers pratiques autour des outils d’intelligence artificielle. Production de contenus, optimisation des flux éditoriaux et vérification de l’information ont permis aux participants de renforcer leurs compétences. Un guide d’utilisation de l’IA pour la communication catholique est en cours d’élaboration, signe d’une Église au Cameroun décidée à prendre toute sa place dans le paysage numérique contemporain.